Sur la piste rouge

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Le peuple Hopi

by admin on nov.03, 2014, under Histoire et Culture

Hopi,Amerindiens,Arizona

Le mot Hopi signifie « peuple paisible ». Il semble que les Hopis soient venus vers le VIIIe siècle du sud pour s’installer dans l’actuel Arizona. C’était une tribu de chasseurs et cueilleurs qui vivaient dans des maisons enterrées.
Les Hopis sont un peuple d’agriculteurs, vivant dans un pays aride. Leurs cultures étaient adaptées à cet environnement désertique, où il faut tenir compte des chemins d’écoulement des eaux de pluie pour en profiter pour l’irrigation naturelle. Ils savent faire pousser le maïs, le coton, les haricots, les courges et le tabac au milieu du désert de l’Arizona.
Plusieurs petits groupes s’associèrent en de grands villages. L’agriculture devint de plus en plus importante au fur et à mesure que la population grandissait. Des clans se formèrent, et chacun était responsable de son champ.
La société Hopi est matrilocale et exogame. Elle est organisé en clans avec des fratries.
Après le mariage l’homme aménage chez sa femme, c’est elle qui est propriétaire du logement et des terres.

hopi

Chaque clan avait également la charge de certaines cérémonies au cours de l’année et même les femmes pouvaient y officier. Les Hopis vécurent ainsi jusqu’aux environ de 1540, quand un groupe d’explorateurs espagnols mené par Coronado, vinrent pour la 1ère fois dans cette région. Par la suite, les missionnaires espagnols essayèrent de convertir les Indiens au christianisme tandis que les explorateurs et les soldats cherchaient tous les moyens pour les exploiter.
Pendant ce temps, la tribu Navajo voisine commençait elle-aussi à sentir la pression des Espagnols. Il s’en suivi une guerre qui affecta les Hopis et les autres tribus voisines. Cette période de guerre dura jusqu’en 1824 quand les Espagnols ont reconnu l’indépendance du Mexique et que les terres des Hopis furent données au gouvernement mexicain. Bien que l’Espagne les laissa maintenant en paix, les Navajos continuèrent d’attaquer les Hopis pour prendre leurs terres.
En 1870 le gouvernement américain revendiqua lui aussi les terres Hopis. Ceux-ci durent à nouveau se battre pour finir dans la réserve Hopi de Black Mesa en Arizona où ils vivent encore aujourd’hui.
Leur spiritualité est restée très vivante et n’a que très peu été influencée par le Christianisme.

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Raoni – Chef Indien Kayapo

by admin on mar.19, 2012, under Histoire et Culture

Raoni,Kayapos,Amazonie,combat,deforestation

Raoni Metuktire, né vers 1930, est un chef de la tribu ou peuple des Kayapo qui vit dans la forêt amazonienne sur le territoire du Brésil.
Raoni est le leader du mouvement de défense de la forêt amazonienne. C’est en 1954 que Raoni Metuktire et les Indiens Kayapo rencontrent pour la première fois des Occidentaux. Depuis la fin du XXe siècle, Raoni Metuktire est mondialement connu pour sa lutte pour la préservation de la forêt amazonienne gravement mise en danger par la déforestation anarchique, l’avancée des cultures de soja et les barrages hydroélectriques. Son action a été efficacement médiatisée grâce à l’aide du chanteur Sting qui participe à la création, en 1989, avec son épouse Trudie Styler, de la Rainforest Foundation. Cette année-là, grâce à la présence du chanteur britannique, Raoni peut diffuser son message à l’échelle planétaire. Douze Fondations Forêt-vierge ont alors été créées dans le monde avec pour objectif de récolter des fonds pour aider à la création, dans la région du Rio Xingu en Amazonie, d’un parc national d’une superficie d’environ 180 000 km² (soit près d’un tiers de la superficie de la France).C’est en 1993, suite à l’engouement suscité par son tour du monde que le parc, situé sur le territoire des États du Mato Grosso et du Pará, est créé et constitue l’une des plus grandes réserves de forêts tropicales. Toutefois, la déforestation se poursuit et s’accentue dans les zones non protégées en menaçant à nouveau celles qui le sont déjà. À la suite de cette première campagne, le G7 débloque également des fonds pour la démarcation de toutes les réserves indigènes du Brésil même si ce projet n’est pas encore achevé à ce jour.

Au-delà de ces résultats, l’un des succès les plus remarquables de cette tournée est la prise de conscience du grand public de la nécessité de protéger la forêt amazonienne et ses populations autochtones. Le président François Mitterrand a le premier soutenu son initiative, suivi par Jacques Chirac, Juan Carlos d’Espagne, le prince Charles et le pape Jean-Paul II.

Raoni, devenu l’ambassadeur du combat pour la protection de la forêt amazonienne a depuis effectué de nombreux autres voyages à travers le monde, principalement en Europe où son message semble recevoir le plus d’échos. Lors de ses interventions médiatiques, on le voit toujours dans le costume traditionnel de sa tribu, le visage peint, coiffé d’une couronne de plumes jaunes et portant le labret, disque de bois inséré dans la lèvre inférieure – le signe des hommes prêts à mourir pour leur terre. C’est un chef qui ne donne jamais d’ordre, il écoute et suggère. Il ignore ses intérêts personnels, il s’échine à être généreux, calme, efficace et brave.
Ce qu’il pense des blancs et de notre civilisation ? Rien de bon… Il souligne les chiffres d’abord : il reste à peine 250 000 indiens contre 5 000 000 avant notre arrivée. Il ajoute que l’homme blanc est étrange, qu’il ne prend pas le temps de rêver, de méditer, de célébrer la beauté de la Terre. Il lui faut de l’argent, toujours de l’argent, il court jusqu’à sa mort et sa vie lui passe sous le nez.
De la « civilisation », il ne retient que les médicaments pour soigner les maladies apportés par les colons, le magnétophone et la vidéo.
Son combat ? Préserver son territoire et par suite la forêt tropicale amazonienne.

Raoni - Mémoires d'un Chef Indien,Raono,Amazonie
Raoni est venu à Paris en 2010 pour la promotion de son livre intitulé « Les Mémoires d’un chef indien ». Il voulait en substance nous transmettre son message. Le Grand Esprit lui a dit que la planète va devenir sèche. Alors Raoni voudrait nous rappeler que nous respirons un seul air, nous buvons une seule eau, nous vivons sur une seule terre. La forêt est mère de la vie, la sauver, c’est nous sauver nous-même.

Il devait rencontrer le président Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac qui a écrit la préface du récit, afin qu’ils empêchent le président brésilien de construire ce fameux barrage de Belo Monte sur le Rio Xingu, un affluent de l’Amazone.

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Les Indiens Kayapo

by admin on mar.14, 2012, under Histoire et Culture

Indiens Kayapos

Quand les conquistadors portugais arrivèrent au Brésil au XVIe siècle, on dénombrait environ 5 millions d’amérindiens. 94% d’entre eux ont été tués, exterminés par les colons et les chercheurs d’or de la région. Ils ne sont plus aujourd’hui plus que 300 000, dont 7000 indiens Kayapo qui vivent aux confins de l’Amazonie, entre fleuve et jungle épaisse.
Le terme « kayapò » qui signifie « ceux qui ressemblent aux singes », leur a été attribué au XIXéme siècle par les groupes voisins (les Yanomami, les Borroro… ) qui les avaient vu effectuer leurs danses rituelles avec des masques de singes. Cependant, ils préfèrent le terme Mebêngôkre qui signifie dans leur langue « peuple venu de l’eau ».

Raoni Chef de la Tribu des Kayapos

Raoni, en est une figure emblématique. Il a su sensibiliser la planète aux problèmes de déforestation massive dont est victime l’Amazonie : plus de 15% de la forêt a disparu en moins de 30 ans, privant les peuples indigènes de leurs terres, et la planète d’une bonne partie de ses ressources.
Autrefois considérée comme une tribu guerrière particulièrement féroce, les Kayapo ont protégé leurs territoires par tous les moyens, déclarant la guerre aux tribus voisines, brûlant des villages ennemis, capturant et tuant bon nombre de colons ayant tentés de s’approcher. Aujourd’hui apaisés, les Kayapo continuent de protéger activement leurs territoires, grâce à quoi ils ont pu assurer la survie de leur communauté et celle de leur culture.

Indien Kayapo - Amazonie

Les Kayapo ont un rapport étroit avec la nature qui les entoure. Selon leur vision de l’univers, tous les êtres vivants, le cosmos, les plantes, l’eau, les animaux… sont intimement liés et forment un tout indissociable. Chaque être vivant n’existe qu’à travers le maintient de cette relation. Le savoir botanique des Kayapo est extrêmement développé sur la plupart des espèces végétales dont recèle leur territoire. Herbes contraceptives, antidotes, anti-douleurs, la forêt leur apporte toute la pharmacopée voulue. Leur credo est de ”puiser sans épuiser”.

Kayapos - Peinture sur le corps

Malgré le mode de vie communautaire, les femmes et les enfants sont séparés des hommes elles ont leurs histoires, leurs pleurs, leurs chants. Les huttes, construites en rondins de bois et feuilles de palmes, sont organisées en cercle. Au centre du camp : le lieu de travail. Pendant que les hommes palabrent et affûtent lances et flèches, les femmes lavent, cousent, cuisinent, bref assurent la vie de la communauté. Leur activité principale et préférée reste la peinture corporelle. Bandes noires, stries fines sur le visage, chaque corps est harmonieusement ”habillé” de peinture.
Pour ces peintures, les femmes s’inspirent des carapaces de tortues, des pelages d’animaux ou encore de silhouettes de guêpes ou d’abeilles. En effet, les Kayapò pensent que leurs ancêtres ont appris à vivre en société grâce aux insectes. Leur art est avant tout fondé sur des éléments naturels.
Danse kayapó
Danse kayapó lors d’une manifestation contre un barrage, 2006.
© Survival (http://www.survivalfrance.org)

Il faut aussi savoir que les Kayapò, étant très proches de la nature, ne craignent ni le froid, ni la faim, ni la soif, ni la douleur : c’est un peuple guerrier.
A cause d’un ethnocentrisme, les indiens ont été décrétés « primitifs » et considérés comme sauvages.
Les blancs se croient donc supérieurs. En outre, les occidentaux auraient tort de sous estimer les peuples d’Amazonie.
En effet, le savoir botanique des kayapò est extrêmement développé. Ils pensent notamment que le remède contre le sida se trouve dans la grande forêt amazonienne. De plus, ce sont les amérindiens qui, depuis des millénaires, cultivent les haricots rouges, les pommes de terre, les tomates, le café ou encore le tabac. S’ils n’avaient pas été aussi savants, les européens ne connaîtraient pas aujourd’hui le ketchup, la purée, les pizzas…
En quoi même, seraient faites nos semelles de chaussures, comment roulerait-on en voiture, sans le caoutchouc provenant des terres brésiliennes ?

Kayapo

La culture autochtone représente un véritable trésor pour le reste de l’Humanité.
Selon une étude, parmi les 119 plantes de base utilisées dans la fabrication de nos médicaments, 74% auraient été découvertes bien avant par les Autochtones. L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a alors recensé 21 000 espèces de plantes médicinales utilisées par ces communautés, mais dont les vertus restent a démontrer par des analyses à mener dans les laboratoires occidentaux.

Enfant Kayapo

Les Autochtones ont découverts et développés certains savoirs sur des principes écologiques et environnementaux, comme celui de l’écosystème (interactions existantes entre faune et flore), par exemple. Les peuples premiers ont dû subir l’invasion de leurs terres, les privations de leurs cultures, parfois le génocide.
Aujourd’hui devant l’audace de quelques gouvernements, de quelques multinationales ou entreprises illégales, ils viennent à notre rencontre pour nous dire que leur situation est grave.

Kayapo

Ils nous avertissent aussi que notre situation est en danger
parce que nous avons laissé faire sans rien dire, ou sans le savoir…

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Paint Horse

by admin on sept.28, 2011, under Histoire et Culture

painthorse

Tout comme l’Appaloosa, le Paint horse est lui aussi un descendant des chevaux qu’amenèrent en Amérique à partir du 16ème siiècle les conquérants ibériques.
Les Espagnols le nommaient Pinto, contraction du mot « pintado » qui signifie « peint » avec des tâches blanches et que les Américains ont plus tard traduit par « Paint ».
Les Indiens d’Amérique du nord aimaient particulièrement les chevaux à robe pie ou tachetée qui flattaient leur naturelle exubérance décorative. Cela leur permettait également un meilleur camouflage à la chasse ou à la guerre.  On a en effet retrouvé de nombreuses peintures rupestres montrant cet engouement pour les ancêtres des Paint Horses.
Adoré pour sa robe exceptionnelle et originale, le Paint horse fut tout autant prisé des Indiens d’Amérique, dont les Comanches réputés fins cavaliers, que des cow-boys.
Cheval polyvalent par excellence, son immense popularité est fondée sur son courage et ses aptitudes multiples.
Les Indiens, quand ils ne parvenaient pas à trouver le Paint horse tant convoité, peignaient sur leur monture habituelle des signes censés incarner la beauté magique de ces chevaux.

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L’Appaloosa

by admin on sept.26, 2011, under Histoire et Culture

appaloosa

Ce sont les premiers colons espagnols qui réintroduisent le cheval (arabe et andalou) dans les deux continents américains. L’espèce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires, émigrée en Asie en passant par la bande de terre qui permit aux premiers humains de s’installer sur ce continent.
En 1519, Les conquistadors de Cortés, amènent avec eux onze chevaux et six juments dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils sont les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l’état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart.
Le fait que les Amérindiens n’aient jamais vu ces bêtes aident les conquistadors à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux. »
Les Indiens de cette région qui n’avaient jamais vu de chevaux pensaient que l’Homme Blanc et le cheval ne faisaient qu’un et les associèrent à des Dieux. D’ailleurs pour que cette croyance se pérennise, les Espagnols interdirent pendant longtemps aux indiens de chevaucher ou de posséder un cheval. Ils ne purent pourtant pas enrayer l’expansion de l’animal à travers le continent. C’est seulement vers le milieu du XVIIIème siècle que les indiens purent enfin acquérir et élever les chevaux sauvages répartis sur ces terres.
À partir de ces mustangs dressés émerge la race de couleur Palomino, beige dorée et quelquefois légèrement pommelée. C’est également à partir du mustang que les Indiens Nez-Percés, de leur vrai nom les Nimi’ipuu (les gens) sélectionnent et obtiennent l’Appaloosa, son nom vient de la rivière Palouse près de laquelle vivait la tribu.

appaloosa

En quelques générations, ils avaient obtenu un animal bien distinct du reste du troupeau, sa robe était bicolore, mouchetée sur tout le corps, ou une partie seulement. Alerte, plein de tempérament, mais d’un caractère posé, l’appaloosa était utilisé pour la bataille, la chasse au bison, la parade. Les animaux moins nobles, ceux qui ne provenaient pas de la sélection, étaient affectés aux tâches plus communes.

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The Mohawk Skywalkers

by admin on sept.14, 2011, under Histoire et Culture

Iron Workers,Amérindiens,Mohawks,travailleurs du ciel,

Les mains qui ont construit l’Amérique, les Ironworkers…
Ce sont principalement les Indiens Mohawks, membres d’une tribu du nord des Etats-Unis et du Canada, intégrée à la confédération des Iroquois, qui sont devenus les travailleurs du ciel en participant à la construction des grands ponts métalliques et des plus hautes tours des villes américaines. Les Mohawks furent employés pour ces activités tout à fait par hasard. En 1886, une compagnie canadienne construisait un pont routier au dessus du fleuve Saint Laurent prés de la réserve indienne de Kahnawake. Cette compagnie engagea un certain nombre de Mohawks comme journaliers sur le chantier. Les contremaîtres se rendirent compte que les indiens aimaient escalader les structures en acier en n’éprouvant aucun vertige ni aucune peur des hauteurs. Comme il était difficile de trouver des hommes qui avaient le cran de travailler en hauteur, il fut décidé de constituer une équipe composée d’Indiens qui réussirent à river les barres d’acier parfaitement.
En 1907, 96 hommes furent tués quand une portée du pont Québec s’effondra durant la construction, 35 des victimes étaient des indiens de Kahnawake. A partir de ce moment les travailleurs exigèrent d’obtenir de meilleures protections au travail, mais pas les Mohawks qui étaient convaincus que prendre des risques sur des barres en acier très hautes était le métier le plus excitant au monde. Les Mohawks diversifièrent ensuite leurs activités en participant à la construction des plus grands immeubles. A la fin des années 20, plusieurs équipes de travailleurs commencèrent à construire les buildings de New York et devinrent bien connus dans la grande ville américaine. L’Empire State Building, La tour Chrysler, le pont Georges Washington, le World Trade Center, pendant 120 ans, six générations d’Indiens Mohawks, travailleurs du ciel, réputés pour leur capacité à installer des poutres d’acier à de très grande hauteur, ont contribué à dessiner la silhouette de New York dans le ciel.
Le travail est dur et dangereux,  sous le soleil cuisant, la pluie ou la neige, il consiste à assembler les poutres qui formeront le squelette des gratte-ciel. Les grues soulèvent les poutres et les hommes les fixent à l’aide de câbles ou d’énormes boulons. Pour ce faire, il faut des muscles d’acier, les outils peuvent peser jusqu’à 70 livres, et les poutres, de cinq à vingt tonnes. Le danger fait partie intégrante du travail des ironworkers mais le mesurer est presque impossible car il n’existe pas de statistiques précises sur les accidents. Le syndicat possède des données sur les accidents mortels mais ne les divulgue pas. Il reste que le travail est beaucoup plus sûr aujourd’hui que jadis. En 1907, un homme sur sept était tué en travaillant. Chaque semaine, des centaines de Mohawks ont fait le voyage de leurs réserves canadiennes à New York pour se fondre dans le cadre imposant des immeubles et des ponts de la ville. En septembre 2001, après l’effondrement des tours du World Trade Center, les fils et les neveux de ces hommes sont retournés sur le site dévasté pour démonter ce que leurs ainés avaient construits.
Les Mohawks, acrobates du ciel, n’éprouvaient-ils vraiment aucun vertige ? En tout cas, les Indiens aimaient montrer que danser sur une poutrelle d’acier à 200 mètres de hauteur ne les gênait pas plus que de marcher sur un trottoir. Beaucoup s’interrogèrent sur cette aptitude et de nombreux articles furent écrits sur le sujet dans les journaux new-yorkais.
Il semble, en réalité, que les Mohawks étaient effrayés lorsqu’ils sautaient sur les poutres an acier mais refusaient de l’admettre, la peur ne devant jamais être ressentie par un guerrier Mohawk. Cette thèse fut développée par un anthropologue Morris Freilich qui avait observé soigneusement ces travailleurs très particuliers. Freilich, fit d’ailleurs remarquer dans la même étude que dans le cadre de leur initiation les jeunes Iroquois devaient prouver leur courage et leur bravoure en réalisant des exploits dangereux avant de devenir de véritables guerriers. Comme il n’était plus question de se lancer sur le sentier de la guerre, ces Indiens avaient trouvé un nouveau moyen de démontrer leur témérité en exerçant le métier de travailleur du fer (Ironworker).
Construire fait aussi partie de leur identité tribale, leurs ancêtres bâtissaient des maisons de 200 pieds de long. Les Mohawks d’aujourd’hui construisent des gratte-ciel et des ponts gigantesques, ils bâtissent le monde moderne.

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Pine Ridge Reservation

by admin on sept.12, 2011, under Histoire et Culture

Pine Ridge Reservation

Pine Ridge est l’une des réserves les plus connues ,compte tenu de son histoire, de la grande nation Sioux. Située dans le sud-ouest du Dakota du Sud, entre le Nebraska et les Black Hills, elle fut crée en 1878 et devint rapidement l’une des réserves les plus importantes mais aussi les plus pauvres des Etats-Unis. Aujourd’hui elle occupe un territoire d’environ 1million d’hectares et abrite dans des conditions toujours rudimentaires près de 40000 résidents, dont 18000 Indiens Sioux Oglala.

A sa création, Pine Ridge  s’étendait sur prés de 30 millions d’hectares. Dés 1876, le gouvernement américain viola une première fois le traité de Fort Laramie, créant cette grande réserve Sioux en offrant, à l’implantation des colons, 4 millions d’hectares, puis une seconde fois en divisant cette terre en 7 réserves pour y loger d’autres tribus (Cheyenne, Crow, Creek, Brule). Pine Ridge fut maintenue pour les Sioux mais avec la superficie actuelle.

Le 29 décembre 1890, alors qu’une tribu d’Indiens Lakota Sioux était conduite par l’armée vers la réserve de Pine Ridge, un des pires massacres commis contre les indiens intervint prés de Wounded Knee, endroit devenu depuis lors synonyme de la souffrance du peuple indien, qui causa la mort de 300 hommes, femmes et enfants.
C’est en souvenir de cette tuerie, que débuta le 27 février 1973, l’un des mouvements de protestation les plus sanglants, organisé par l’AIM (American Indian Movement) pour défendre les droits civils et sociaux des indiens et  qui pendant 71 jours opposa les manifestants conduits par Dennis Banks et Russel Means aux forces de la Garde Nationale et du FBI.
A la suite de cet affrontement, Pine Ridge connut une période de forte tension marquée par de nombreux meurtres dont celui de Ray Robinson, compagnon de route de Martin Luther King à l’époque de sa campagne pour les droits civils.
Le 26 juin 1975, Pine Ridge fut le théâtre d’une confrontation armée entre militants de l’AIM et le FBI , qui déboucha sur l’arrestation, puis la condamnation  controversée de Léonard Peltier, considéré par Amnesty International comme un prisonnier politique qui est toujours en prison aujourd’hui malgré les nombreuses tentatives et promesses de grâce. (voir mon autre blog sur Leonard Peltier)


Le 24 février 1976, Anna Mae Aquash, une militante Micmac de l’AIM fut également abattue.
Après ces événements violents, Pine Ridge retomba dans l’oubli laissant à leur triste sort ses habitants. Ceux-ci vivent en effet dans un dénuement total, sans le confort le plus élémentaire, sur une terre aride et dans un désert  économique (le taux de chômage est de 75% !) ou l’alcoolisme est souvent le seul moyen de résistance à la dépression. A l’occasion du Pow Wow annuel, trois jours de danses et de chants, les chefs de famille redeviennent de « fiers guerriers prêts à combattre ».
Dans son livre autobiographique « Lakota Woman », Mary Crow Dog a su parfaitement faire partager l’atmosphère à la fois violente et nostalgique de Pine Ridge  ainsi que la lutte pour la survie du peuple indien qui est encore aujourd’hui d’actualité, elle écrit en particulier :
« la lutte pour notre terre est au coeur de notre existence comme cela l’a toujours été depuis 200 ans. Une fois que la terre nous est enlevée, notre vie nous est arrachée également »

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Russel Means

by admin on sept.08, 2011, under Histoire et Culture

Rushmore - Russel Means,American Indian Movement,Amérindiens

Russel Means, membre de la tribu des Oglala Sioux Lakota est né en 1939 dans la réserve de Pine Ridge. A partir de la fin des années 60 il va prendre une part prépondérante dans l’action des Nations Indiennes pour faire reconnaître leurs droits au sein de la société américaine, utilisant pour cela des manifestations symboliques et médiatiques, destinées à  briser la chape d’indifférence qui recouvre les discriminations imposée aux peuples indiens depuis la fin du 19° siècle.
Ainsi, après avoir participé activement à l’occupation d’Alcatraz en 1969, il devient le premier directeur de l’AIM (American Indian Movement) en 1970.
A cette même date il organise le siège des Monts Rushmore, dans le Dakota du sud, où sont sculptés à même la roche les bustes des quatre grands présidents des Etats-Unis G. Washington,T. Jefferson, A. Lincoln, T. Roosevelt, en réclamant la récupération par les Lakota de ces montagnes et les rebaptisant Monts Crazy Horse. A noter que cette démarche s’appuyait sur une véritable logique puisque non loin de là dans les Black Hills, terre ancestrale des Lakotas, avait été engagée depuis la fin des années 40, une sculpture monumentale de Crazy Horse. Celle-ci occupe désormais tout le flanc de la falaise, elle est l’oeuvre de Korczak Ziolkowski qui a consacré sa vie entière à son édification pour le peuple lakota.
En 1970, Russel Means conduit une manifestation à l’occasion du jour de Tthanksgiving à Plymouth, à l’endroit où avait accosté le premier groupe de colons anglais en 1620 à bord du Mayflower, et avec 200 Indiens il peint un rocher en rouge, signe de deuil national.
En 1972, il participe activement à l’occupation des bureaux du siège de l’agence pour les affaires indiennes à Washington en dénonçant les traités signés avec les nations indiennes puis brisés par le gouvernement américain,  pour au final parquer l’ensemble des tribus dans des réserves. En 1973, il dirige le siège de Wounded Knee, à l’endroit même ou en décembre 1890 se produisit le massacre d’une tribu sioux, marquant la fin des guerres indiennes et la soumission totale des nations indiennes. Ce siège se transforma en une insurrection qui dura plus de 70 jours et se termina dans le sang, marquant le début des actions de police du FBI contre les leaders indiens.
C’est ainsi que Russel Means, appréhendé par le FBI dut comparaître 12 fois devant un tribunal, étant ensuite acquitté dans chacune des affaires, au cours des années 1974-1976.
Il participe ensuite à la première conférence internationale organisée pour faire reconnaître les droits des indiens d’Amérique du Nord, Centrale et du Sud et soutenue par l’ONU.
En 1979 il s’associe à la longue marche des indiens de San Francisco à Washington qui débouchera sur l’arrêt des projets de loi du Congrès contre les indiens.
Dans les années 80, il crée un camp indien dans les Black Hills, terre ancestrale et sacrée des Lakota et y organise pendant huit années un enseignement spirituel, un véritable retour aux sources. Parallèlement, il fonde une station radio sur la réserve de Pine Ridge, puis la première clinique médicale dans une réserve indienne et participe à des manifestations internationales et donne des conférences dans différentes parties du monde.
A partir de 1990, il donne aussi une nouvelle orientation à sa vie tout en restant un militant de la cause indienne puisqu’il devient artiste, écrivain, musicien, chanteur et acteur de cinéma.
Il jouera en particulier dans le dernier des Mohicans, en 1992, dans plusieurs séries télévisées, écrira plusieurs livres ou scénarios de films, sortira plusieurs albums.
Depuis 2000, il a ajouté à ses activités artistiques la palette de peintre tout en poursuivant ses activités d’acteur et en donnant des conférences sur les problèmes des Indiens et des peuples indigènes.
En 2007 Les Lakota déclarent leur indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, en tant que Leader il déclare « Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d’Amérique et tous ceux qui vivent sur notre territoire sont libres de nous rejoindre » et précise que des passeports et des permis de conduire pourraient être délivrés à ceux qui renonceraient à leur citoyenneté.

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On The Tray of Californian Indians

by admin on août.27, 2011, under Histoire et Culture

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En 1535 Hernan Cortes (1485-1547) explora une mer étroite, le golfe de Californie, et débarqua près du site actuel de La Paz au Mexique. Prenant pour une île la péninsule sur laquelle il venait d’accoster et qui deviendrait plus tard l’Etat mexicain de Basse Californie, il la baptisa Californie, s’inspirant de l’île imaginaire de Las sergas de  Esplandian (les aventures d’Esplandian) roman écrit en 1510 par Garci Ordonez de Montalvo.

La région qui est aujourd’hui la Californie était déjà habitée il y a au moins 7 000 ans par des descendants de peuples venus d’Asie, arrivés via le détroit de Béring entre 20 000 et 15 000 avant J.-C.

Au milieu du 16è siècle, époque où les Européens abordèrent pour la première fois les côtes du Pacifique, une population amérindienne estimée à 310 000 individus, était répartie sur ce territoire en quelques 500 petites tribus indépendantes, parlant plus de 300 dialectes et ne se comprenant pas entre elles. Quelques groupes tribaux prédominants : les Pomo, installés dans les régions côtières près de l’actuelle Mendocino ; les Maidu dans les régions volcaniques proches du pic Lassen ; les Miwok dans la Sierra Nevada  et ses contreforts Ouest ; les Paiute à l’Est de la Sierra Nevada ; les Salinans sur la côte centrale non loin de Monterey ; les Chumash dans ce qui constitue aujourd’hui les régions de Santa Barbara et de Ventura ; les Gabrieleno dans la région de Los Angeles ; et enfin les Cahuilla établis plus à l’intérieur des terres en retrait du site actuel de San Diego.
Occupant un territoire difficilement cultivable en raison de la rareté des pluies, les tribus se nourrissaient de la chasse et de  la pêche ainsi que de la cueillette de glands et de baies sauvages. De complexes réseaux de troc permettaient aux populations de la côte, des vallées et des montagnes d’échanger fruits secs, coquillages, perles ou peaux d’ours contre divers produits du Grand Bassin tels que des peintures minérales, du sel, des pignons ou des mouches de mer séchées.
Très dépendants de la nature et du cycle des saisons, ces Indiens étaient surtout des nomades qui établirent, principalement dans les régions côtières, plusieurs centaines de villages de taille variable.
Bien que menant une vie simple, les Indiens californiens surent développer des cultures et des organisations sociales très sophistiquées. Ils pratiquaient des religions complexes fondées sur la nature et ses phénomènes. Les hommes de la tribu soignaient leurs troubles physiques et spirituels en s’isolant dans des abris hermétiques provoquant la sudation. En de nombreux endroits de l’Etat, les tribus brûlaient les prairies pour contrôler la croissance des herbes, et ainsi favoriser une production plus abondante des récoltes sauvages. Les Indiens ont fait un art de la vannerie, fabriquant des récipients pour la cueillette et pour préparer et cuisiner la nourriture.
Certaines tribus de la côte construisaient des bateaux de planches pouvant prendre la mer et utilisaient les colliers de coquillages comme monnaie d’échange pour se procurer la nourriture dans les moments difficiles.

argi

BONNE FËTE

Ouiiiii c’est ma fête aujourd’hui

Merci Mimi pour cette magnifique Création Cadeau

http://mimidusud.skynetblogs.be/

Tchin avec vous les ami(e)s:)

voeux15

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Larmes d’Apache

by admin on août.19, 2011, under Poèsie

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Les Apaches regardaient la plaine, dans le lointain
Leurs corps fatigués, affamés, leurs cœurs brisés
Ils ne voyaient aucun bison pour assouvir leur faim
Comment pourraient ils nourrir leurs familles décimées

Les bisons avaient été exterminés par les hommes blancs
Et leur terre était devenue un désert sans vie
Les Apaches commencèrent alors à chasser le bétail des migrants
Et furent vite accusés de très graves délits

Les soldats suivirent la trace des troupeaux
Et décidèrent d’attaquer les Indiens sournoisement
Ils lancèrent leurs fusils un matin, très tôt
Et tuèrent cinquante Apaches en peu de temps

Les Indiens furent surpassés par cette force sauvage
Sans armes, ils ne pouvaient résister
Beaucoup furent gravement blessés au cours du carnage
Ils courraient, alors que leurs cœurs saignaient

Ne sachant où s’enfuir, ils gravirent une falaise escarpée
Mais ils se retrouvèrent prisonniers de leur abri improvisé
Et plutôt que de subir une défaite sûre, sans dignité
Ils préférèrent se jeter dans le vide, devant leurs femmes terrifiées

Une voix descendit alors des cieux
Je n’aurais pas du faire ses montagnes si hautes
Dit le Grand Esprit en regardant les malheureux
Que puis-je faire pour réparer ma faute

Il fut si ému face aux pleurs et au chagrin des femmes
Qu’il transforma leurs larmes en pierres précieuses
Et le sable, rougi de sang, devint sanctuaire des âmes
Et se couvrit de milliers de pierres Obsidienne merveilleuses

Ainsi naquit la vieille légende qui dit la chose suivante
Si vous tenez une pierre « larme d’Apache » dans vos mains
Votre cœur ne souffrira plus, vos larmes seront absentes
Car les femmes Apaches auront pris tous vos chagrins

gif animé,flèche,Amérindiens
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