Sur la piste rouge

Histoire et Culture

Mi Madre

by admin on mai.07, 2012, under Histoire et Culture

Mi Madre

Je lui dis nourris moi
Elle m’offre des figues de Barbarie
Qu’elle a, sur un cactus, cueillies

Je lui dis amuse moi
Elle m’asperge de fine gouttes d’eau
Qui coulent sur mon visage tout chaud

Je lui dis fais moi peur
Elle fait hurler le tonnerre
Elle couvre le ciel d’éclairs

Je lui dis réconforte moi
Elle m’invite à me coucher doucement
Sur son corps ferme et élégant

Je lui dis caresse moi
Elle glisse sur ma peau
Un souffle léger et chaud

Je lui dis fais moi belle
Elle m’offre de jolies pierres
Elle met dans mes cheveux une fleur très claire

Je lui dis apprends moi
Elle me montre comment endurer la chaleur
Le froid engourdissant et la sécheresse sans cœur

Elle, c’est le désert
Elle est ma mère

D’après l’oeuvre de Pat Mora

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Les Indiens Yanomami

by admin on avr.20, 2012, under Histoire et Culture

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Davi Kopenawa (né en 1956) est un chef chaman écologiste humaniste porte parole emblématique international de la communauté d’Amérindiens Yanomami, de la forêt amazonienne du Brésil et de la sauvegarde de la nature et de l’environnement mondial. Il naît en 1956 dans une communauté d’Amérindiens Yanomami en pleine forêt amazonienne et perd rapidement la plupart des membres de sa famille alors qu’il n’est encore qu’un enfant.

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Il est recueilli par le chef chaman de la communauté Yanomami de Watorikï, qui l’a initié au chamanisme et dont il a épousé la fille. Il est devenu chef chaman à son tour de la communauté Yanomami des Watorikïs et vit dans la maison-village de cette communauté en pleine forêt amazonienne.

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Le territoire des Amérindiens Yanomami est envahi par les chercheurs d’or Brésiliens, à la fin des années 1980 et la surexploitation de la forêt amazonienne par le Brésil met en grand danger leur civilisation, par de nombreux massacres, empoisonnement de la nature et maladies nouvelles apportées par les exploiteurs contre lesquelles les Yanomami n’ont pas de traitements ni aucune immunité naturelle.

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Bouleversé par cette tragédie de son peuple, Davi Kopenawa apprend la langue portugaise du Brésil. Aidé par de nombreuses associations humanistes internationales, il entreprend un tour du monde (Amérique du Sud, États-Unis, Europe, France, etc.) pour expliquer sa culture et la situation dramatique vécue par son peuple, chercher de l’aide d’autres civilisations amies pour lutter contre la destruction de son peuple, la dévastation de la forêt amazonienne et revendiquer son droit international à la vie de son peuple dans la forêt amazonienne selon leur propre culture et à la reconnaissance de son territoire.

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Il est rapidement connu, reconnu et respecté au Brésil et partout dans le monde comme ardent défenseur de son ethnie et de la sauvegarde de la forêt amazonienne pour l’intérêt de tous. Il a reçu une récompense du programme des Nations unies pour l’environnement en 1988 pour son action pour la protection de la forêt amazonienne.

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Dans le texte qui suit, il s’adresse à nous, les Blancs, qui sommes responsables de la dévastation de l’Amazonie, pour nous faire comprendre les liens étroits que son peuple entretient avec la nature.« II se peut que vous ayez entendu parler de nous. Cependant, vous ne savez pas vraiment qui nous sommes. Ce n’est pas une bonne chose. Vous ne connaissez pas notre forêt et nos maisons. Vous ne comprenez pas nos paroles. Ainsi, il se peut que nous finissions par mourir à votre insu. C’est pourquoi, si nous restons dans votre oubli comme des tortues cachées sur le sol de la forêt, je pense que nous ferons peine. »

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« Les Blancs, autour de notre terre, sont hostiles. Ils ne savent rien de nous et ne demandent jamais comment vivaient nos anciens. Ils ne pensent qu’à occuper notre forêt avec leur bétail et à détruire nos rivières pour y chercher de l’or. Seuls les gens de loin veulent nous connaître et nous défendre. Leurs paroles sont fortes et nous viennent en aide. Grâce à elles, les gens de près, qui ne cessent de parler contre nous, renonceront à envahir la forêt. »

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« Nous avons des paroles pour conter comment Omama a créé cette forêt. Lorsqu’il est venu à l’existence, il a souhaité que la forêt apparaisse avec lui. Il l’a d’abord dessinée avec la teinture vermillon du rocou des esprits xapinpë, comme vos dessins de paroles sur le papier. Il a fait de même avec le soleil. Mais il a dû d’abord l’effacer et le refaire, car il était beaucoup trop brûlant. Celui qu’il a créé ensuite est moins chaud. Omama a aussi dessiné l’image de la lune. Plus tard, il a fait jaillir les rivières en transperçant le sol de son jardin avec une barre de fer. Il a voulu ainsi étancher la soif de son fils, qui ne cessait de pleurer. Les eaux ont giclé brusquement puis se sont divisées de toutes parts pour former ruisseaux, rivières et lacs. Au premier temps, il n’y avait d’eau que dans le monde souterrain. Omama a aussi créé les arbres et tous leurs fruits. Les montagnes, c’est autre chose. Il les a formées bien plus tard, dans sa fuite, en jetant derrière lui des feuilles de palmier pour obstruer son chemin. »

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« Les Blancs pensent que la forêt est posée sans raison sur le sol, comme morte. Ce n’est pas vrai. Elle n’est calme et silencieuse que parce que les Xapiripë y tiennent en respect les êtres maléfiques et qu’ils retiennent la colère des esprits de la tempête. La forêt n’est pas morte, sinon ses arbres n’auraient pas de feuilles. On n’y verrait pas d’eau non plus. Les arbres de la forêt sont beaux car ils sont vivants. Ils ne meurent que lorsqu’on les abat et qu’ils se dessèchent. Ils n’ont qu’une vie. C’est ainsi. Notre forêt est vivante, et si les Blancs nous font disparaître pour la défricher entièrement, ils deviendront pauvres et finiront par souffrir de la faim et de la soif. »

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« On ne l’entend pas se plaindre, mais la forêt souffre, tout comme les humains. Elle a mal lorsqu’on la brûle et ses grands arbres gémissent en tom­bant. C’est pourquoi nous ne voulons pas la laisser déboiser. Nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants puissent s’y nourrir et y grandir. Nous y sommes attentifs, c’est pourquoi elle est en bonne santé. Nous la défrichons très peu, pour ouvrir nos jardins. Nous y plantons des bananiers, du manioc ,des taros, des ignames, des patates douces et de la canne à sucre. Puis, après un temps, nous la laissons repousser. Une végétation enchevêtrée envahit nos jardins puis les arbres y croissent de nouveau. Si on replante plusieurs fois au même endroit, les plantes ne donnent plus. Elles deviennent rabou­gries et desséchées. Elles sont trop chaudes, comme la terre, qui a perdu son parfum de forêt. Ensuite, plus rien ne pousse. C’est pourquoi nos anciens se déplaçaient dans la forêt d’un jardin à l’autre lorsque leurs plantations s’affai­blissaient et que le gibier se faisait rare près de leur maison. »

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« Les Blancs qui vivent près de nous sont différents. Les éleveurs ont beau­coup d’hommes pour défricher la forêt. Ils abattent les arbres et mettent le feu à de grandes étendues de forêt. Tout cela pour ne cultiver aucune nourriture, ni manioc, ni bananiers. Ils ne sèment que de l’herbe pour leur bétail. Les orpailleurs, eux, fouillent les rivières comme des cochons sauvages. Les eaux y deviennent sales, jaunâtres, pleines d’épidémies-forêt des moteurs. On ne peut plus boire l’eau sans tomber malade. Tous les poissons et les caïmans meurent. Pourtant, ces Blancs répètent: « Ouvrons des routes, défrichons la forêt, cherchons de l’or, faisons le développement! » S’ils continuent à détruire la forêt de cette manière, il n’en restera rien. Alors, plus tard, ils se plaindront de la faim et de la soif, comme le font déjà certains d’entre eux. Ils seront démunis de tout et iront demander leur nourriture chez d’autres gens ou deviendront des voleurs dans les villes. »

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« Les feuilles et les fleurs des arbres tombent et s’amassent sur le sol. C’est ce qui donne à la forêt son parfum et sa fertilité. Cette senteur disparaît à mesure que la terre devient sèche et absorbe les ruisseaux dans ses profondeurs.
Si on coupe et brûle partout les grands arbres, la terre se dessèche. Ce sont ces arbres, comme les noyers du Brésil et les kapokiers, qui attirent la pluie. Il n’y a d’eau que dans la forêt en bonne santé. Quand la terre est nue, l’esprit du soleil, Mothokari, brûle les cours d’eau. Il les assèche avec sa langue et avale leurs poissons. Lorsque ses pieds s’approchent de la terre, elle se met à cuire. Sa surface devient brûlante et se durcit. Aucune pousse d’arbre ne peut y naître. Il n’y a plus de racines fraîches dans l’humidité du sol. L’eau s’est retirée au loin. Alors, le vent qui nous suivait et nous rafraîchissait comme un éventail s’en va aussi. Une chaleur brûlante s’installe. Les feuilles et les fleurs amassées sur la terre se racornissent. Tous les vers de terre meurent. Le parfum de la terre brûle et disparaît. Rien ne pousse plus, quoi qu’on fasse. La fertilité de la forêt s’enfuit pour toujours vers d’autres terres. »

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« Nous ne voulons pas que cela arrive, c’est pourquoi nous défendons la forêt. Omama veut que nous la gardions indemne. Son image nous dit: « Mangez les fruits de ses arbres sans les abattre. Ouvrez vos jardins dans la forêt, mais ne défrichez pas trop loin. Utilisez les troncs abattus pour les feux qui vous réchauffent et sur lesquels vous cuisinez. Ne coupez pas les arbres à mauvais escient. Ne pensez pas qu’ils aient poussé sans raison! » C’est pour­quoi je voudrais que vous écoutiez nos paroles. La pensée des gens de près est obscure et enchevêtrée. Ils s’approchent de nous en défrichant peu à peul a forêt. Au début de la route, chez les Yawaripë, la terre est déjà nue et brûlante. Bientôt, plus rien n’y poussera et Ohinari, l’esprit de la faim, y arrivera. Tant que les Yanomami gardent la forêt, il reste au loin. Si les esprits s’enfuient et si nous disparaissons, il s’y installera pour toujours. »

Davi_Kopenawa_Yanomami

« Ce sont là nos paroles, les paroles d’Omama et des esprits, les paroles pour défendre la forêt. Vous êtes venus nous visiter. Je vous ai données ces paroles à Watoriki, notre maison de la Montagne du vent. Maintenant, transmettez-les aux gens de votre terre. Montrez-leur nos images et celles de la forêt. Faites-leur entendre l’appel des animaux et les chants des esprits. Qu’ils se disent: « Haixopël La forêt est belle. »

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« Que les Yanomami continuent à y vivre en la protégeant de la menace des Blancs! » Si vous entendez que les gens de près veulent l’envahir et la détruire, parlez à vos anciens et à ceux du Brésil. Dites-leur avec force : « Nous connaissons les Yanomami. Nous avons dormi dans leurs maisons et nous avons mangé leurs nourritures. Nous avons fait amitié avec eux. Nous voulons qu’ils vivent dans leur forêt comme ils l’entendent! » C’est avec cette pensée que nous vous avons donné nos images et nos paroles. C’est ainsi. »

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Grâce à une longue campagne internationale, leur territoire fut enfin cadastré.le « Parc » yanomami créé et les orpailleurs expulsés. Mais le Brésil refuse toujours de leur reconnaître la propriété de leurs terres, malgré le droit international dont ce pays est signataire. Dans la classe dirigeante brésilienne, nombreux sont ceux qui voudraient réduire le territoire yanomami et l’ouvrir aux chercheurs d’or et à la colonisation. L’armée veut aussi maintenir sa présence dans la région (plusieurs bases militaires). . En outre, les projets de colonisation agricole implantés autour du territoire yanomami depuis 1978 par les instituts fonciers locaux et fédé­raux – ont ouvert un front de peuplement et de défrichement qui a maintenant atteint la frontière des terres indiennes. Outre leur usage prédateur des ressources naturelles dans les terres indiennes limitrophes, ces établissements, qui recourent au brûlis à très grande échelle dans une région aux  saisons sèches de plus en plus prononcées, provoquent régulièrement des incendies gigantesques, qui affectent directement et durablement la biodiversité locale (incen­dies de Roraima en 1998 et 2003)

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Les Indiens Ashaninka

by admin on avr.02, 2012, under Histoire et Culture

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Dans le secret des grands bois, quelques milliers d’Ashaninkas n’obéissent encore qu’à une seule loi celle de la forêt, source de leur existence.
De par leur nombre, de trente mille à quarante mille individus, suivant les sources, les Asháninkas forment le deuxième groupe d’Indiens d’Amazonie péruvienne que les ethnologues définissent comme étant de souche «Arawak pré-andine».
Les Ashaninkas sont présents dans la jungle d’Amérique Latine depuis 5000 ans, leur territoire fut frontalier dans sa partie centrale avec l’empire INCA, avec lesquels, ils avaient, selon les cas, des rapports amicaux ou guerriers, ainsi que des relations de commerce et d’échanges.
Au PEROU quelques groupes rencontrèrent sans doute les blancs pour la première fois à la fin du 16eme siècle, d’autres eurent leurs premiers contacts seulement au 19eme siècle.

Ashaninka

Différents de la majorité des autres groupes indigènes des terres basses sud américaines, Ils portent la « kushma », teintée la plupart du temps en une couleur ocre marron, avec des colorants naturels.
Ils  se peignent le visage avec une poudre tirée d’une plante, l’achiope, pour se protéger des insectes, du soleil et des rigueurs du climat.
Ils tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse, de la culture du riz et du manioc. Ils cultivent aussi le coton, qui sert à tisser leurs vêtements. La commercialisation d’un artisanat fort diversifié et la vente de quelques produits collectés dans la forêt leur procurent de maigres revenus monétaires.

Ashaninka

Avant l’arrivée des Espagnols, missionnaires, commerçants et conquistadors au Pérou, les Ashaninkas occupaient un territoire immense aujourd’hui couvert par les départements de Pasco, Junin, Huanuco, et une partie de celui de l’Ucayali. Certaines zones reculées de ces contrées ont la chance d’être encore assez inaccessibles pour demeurer protégées de notre « civilisation ». Mais d’autres, comme les magnifiques vallées des Rio Tambo et du Ené-Apurimac, furent, au cours des quinze dernières années, le théâtre d’un sanguinaire génocide. Une barbarie fomentée par l’alliance entre les hommes du sentier lumineux et ceux du narcotrafic de cocaïne qui, depuis deux décennies, se sont installés dans la région. Leurs enfants étaient kidnappés pour être intégrés dans l’armée terroriste. Il s’agissait d’attaques sauvages sans témoins, auxquelles les Ashaninkas ont su résister grâce à leur force de caractère.

Jeune Ashaninka

Aujourd’hui, environ douze mille personnes tentent de se réorganiser une existence, le long des fleuves, laissant inexorablement leur culture se teinter de celle de leurs envahisseurs. Actuellement , ils subissent toujours les effets de la déforestation, des coupeurs illégaux de bois d’acajou, et nouvelle épreuve, les prospections de gisements de pétrole sur leurs terres. Les prix élevés du pétrole rendent en effet désormais attractifs les forages en forêt Amazonienne, auparavant peu rentables. La pression  des  compagnies pétrolères est énormes sur les peuples indigènes pour exploiter leurs territoires…
Certes, le gouvernement péruvien a reconnu en 2002 les territoires ashaninkas. Mais cela ne suffira pas à les protéger des trafiquants de bois, qui pillent la forêt.
Cependant, au plus profond de la cordillère de Vilcabamba, une poignée d’Asháninkas tente encore de survivre de façon ancestrale. Pour ce faire, ils fuient de plus en plus haut dans la cordillère, se muant, saison après saison, en Isolés Volontaires.

Jéronime Pasteur et les Ashaninka

Après 20 ans de séjours dans la forêt amazonienne au Pérou, Jéromine Pasteur est considérée comme l’une des leurs par le peuple Ashaninka.
Surnommée Chaveta, le papillon de la connaissance, les Ashaninka lui ont solennellement demandé de les aider à comprendre ce monde moderne qui s’approche et les menace…
Et Jéromine est désormais investie d’une mission, sauver de l’anéantissement son peuple adoptif, qui, sous la pression des envahisseurs, se réfugie toujours plus haut dans la sierra.
« La différence fondamentale entre eux et nous, c’est que les Indiens des forêts se considèrent avec humilité comme étant partie intégrante de la Nature.
Alors que nous avons décidé de la dominer, sans nous rendre compte que c’est Elle qui nous offre la Vie. »

Ashaninka

Ici la beauté des visages égale celui de la nature,
le rire s’harmonise avec le chant des oiseaux et le chuintement du vent dans les branches.
Tout obéit à une simple loi, survivre dans la joie.
Savons nous encore ce qu’est vivre dans la joie ?
Pourquoi nous sommes nous tant éloignés de cet état de grâce ?
Les Ashaninkas de Vilcabamba font partie des quelques derniers Hommes
sur cette terre capables de vivre l’essentiel et pour l’essentiel.
Mais ils sont de plus en plus menacés…



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Indiens Bororo du Mato Grosso

by admin on mar.28, 2012, under Histoire et Culture

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Les Bororo également connus sous le nom de « Coroados » ou « Parrudos » sont une tribu indigène amazonienne brésilienne de l’État du Mato Grosso. Le nom de Bororo leur a été donné par les colons. Quand les explorateurs leur demandèrent le nom de leur tribu, ils comprirent qu’ils leur demandaient le lieu où ils étaient. Bororo est l’équivalent de Patio da Aldeia en portugais. Les Bororo se distinguent par la confection d’objets d’artisanat (dont de hautes coiffes en plumes et des vanneries raffinées) et par des peintures corporelles particulièrement riches (à base d’argile) notamment chez les femmes. Ils ont été les premiers amérindiens chez lesquels Claude Lévi-Strauss, dans la seconde moitié des années 1930 a vécu et dont il a étudié la société. Il les évoque notamment dans « Tristes tropiques ». Il a étudié le village de Kejara et a vécu par petites périodes de quelques mois dans différents clans et tribus du Brésil. 1935, Claude Lévi-Strauss part pour le Brésil dans le cadre de la Mission universitaire française, et fait ses premières enquêtes de terrain. L’ethnologue se rend dans le Mato Grosso et découvre les Bororo. «Tout me semblait fabuleux, les paysages, les animaux, les plantes…», écrira-t-il. Les Indiens Bororo vivent alors en autarcie, fidèles à leurs rites et à leurs traditions, vêtus de parures artisanales, et coupés du reste du Brésil. Claude Lévi-Strauss les reconnaîtrait-il aujourd’hui?

Levi-Strauss

Il n’y a pas de données exactes sur leur nombre dans les années 30, mais dans le village de Kejara où Lévi-Strauss séjourne alors, ils étaient 150. Leur population totale au XIXe siècle était de 10 000; plus que 600 dans les années 70. Aujourd’hui, leur démographie est à nouveau assez dynamique, ils sont environ 1.500 et vivent en différents lieux du Mato Grosso, dans le Brésil central. L’Etat brésilien reconnaît six territoires classés administrativement comme terres Bororo.

Bororo

Les Bororo ont changé, ils s’habillent comme des Brésiliens non Bororo, ils aiment notamment beaucoup les vêtements rouges. Ils ont accès à la plupart des biens de consommation, comme la radio ou la télévision. Les voitures sont collectives, chaque village a un camion et un bateau à moteur. Les Bororo se sont en partie intégrés au reste du pays hormis les plus vieux, ils parlent le portugais, connaissent quelques villes, comme Cuiabá, Rondonópolis, Campo Grande et même São Paulo ou Rio. Ils appellent les anthropologues qui viennent étudier chez eux avec des téléphones portables. Ils font aussi en partie commerce avec le reste du Brésil, ils peuvent vendre sur les marchés des poissons qu’ils pêchent ou des fabrications artisanales. Si un Bororo tombe malade et que le sage de la tribu, détenteur des connaissances médicales, ne peut pas le guérir, il peut se rendre dans un hôpital de la région. Mais Claude Lévi-Strauss n’aurait aucun mal à les reconnaître. S’ils parlent portugais, leur langue (le bororo) prime toujours, et c’est la seule qu’ils parlent entre eux. Il y a des écoles dans les villages où les enfants apprennent les mêmes choses que dans le reste du Brésil, mais ce sont des Bororo formés spécialement au bi-culturalisme qui enseignent, l’éducation traditionnelle continue, avec les rites d’initiation. Les Bororo conservent aussi leur organisation sociale, leurs mythes. Ils se marient au sein de leur peuple, les femmes peuvent se promener seins nus s’il fait très chaud, et les vêtements traditionnels sont de mise pour toutes les cérémonies et rites.

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Les rites n’ont d’ailleurs pas changés depuis la venue de Lévi-Strauss.

Le principal est le rite funéraire. La mort doit être vengée, la société doit être reconstruite après la mort d’un individu. En reprenant un Bororo, la nature se rend en quelque sorte redevable d’une dette envers la communauté, une chasse collective est organisée, une « expédition contre la nature », écrivait Lévi-Strauss, pour abattre un gros gibier, comme une compensation. Les Bororo procèdent aussi à une double inhumation et à des scarifications rituelles. Entre la mort d’une personne et son inhumation définitive, les rites funéraires peuvent durer presque deux mois, pendant lesquels les Bororo de tous les villages se réunissent, il faut un effort collectif pour venger la mort et reconstruire la société. Le rite funéraire reste donc aujourd’hui ce moment paradoxalement vital pour leur communauté. Pour que la culture Bororo soit protégée et persiste, il existe un organisme brésilien chargé de leur préservation, la FUNAI. Cette culture est encore aujourd’hui beaucoup étudiée par les anthropologues. L’auteur de Tristes Tropiques n’a pas épuisé le sujet, c’est une société stratégique pour l’analyse structuraliste. Les mythes y sont nombreux et la conservation de leur culture est fascinante. Pour les Lévi-Strauss en herbes, au nord du Brésil, dans la région de l’Amazonie, il pourrait encore exister des cultures inconnues et sans contact avec la société nationale. Par Charlotte Pudlowski (journaliste à Slate.fr)

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Art de la Parure des Indiens d’Amazonie

by admin on mar.25, 2012, under Histoire et Culture

Amazonie - enfant Bororo

L’art touche la vie indigène au quotidien, des corps peints et décorés jusqu’aux formes de l’habitat, en passant par la danse, les outils, les paroles cérémonielles…
La peinture corporelle est omniprésente dans les Basses-Terres d’Amérique du Sud. Portée de façon quotidienne aussi bien que dans des contextes rituels, dans la paix comme dans la guerre, elle est plus ou moins élaborée et raffinée dans son application comme dans sa conceptualisation. Certains groupes s’ornent le corps en combinant, selon des règles savantes, jusqu’à une quarantaine de motifs géométriques distincts, tous nommés et reconnus . Des combinaisons de dessins et de couleurs constituent  une signalétique sociale très précise : elles indiquent les apparte­nances tribales, claniques, de classe d’âge, de groupe céré­moniel, comme peuvent le faire les parures en plumasserie, mais aussi l’état relationnel dans lequel se trouve celui qui porte la peinture : veuf depuis moins de six mois, père d’un deuxième enfant âgé de moins de deux mois, convalescent d’une maladie de telle ou telle nature.
L’ornementation corporelle, qui distingue simultanément l’humain et le membre d’un collectif spécifique, emprunte ses signes principalement au monde animal. Elle privilégie trois types de matériaux : les plumes, les surfaces irisées, les dents et les griffes. En couvrant leur corps de plumes, hommes et femmes montrent qu’ils possèdent des aptitudes à la conjugalité ou à la «parentalité» telles que certains oiseaux les manifestent.
Les coiffes et les bijoux en plumes ou en dents n’ont pas seulement une fonction expressive, celle des types de comportements prêtés aux ani­maux, ils permettent également de transposer aux humains la fonction de parade et surtout d’individuation que revêt pour de nombreuses espèces d’oiseaux notamment pour les mâles, un plumage rutilant.
Centrée sur les combinai­sons de couleurs, la régularité et la délicatesse du travail d’agencement, l’aspect irisé des plumes ou des élytres, le brillant du duvet blanc et des particules de coquilles d’oeufs collées sur le visage, l’esthétique est convoquée pour exhi­ber l’importance de l’individu (et par extension celle du collectif auquel il se rattache) en même temps que son caractère unique et singulier.

Chaman - Amazonie

Les caractères sensibles des plumes – l’abondance de cou­leurs, de dimensions et de formes qu’elles offrent – les pré­disposent aussi à un usage symbolique. Ainsi, certaines grandes coiffes circulaires figurent l’orga­nisation spatiale d’un village de «vrais humains» vue d’en haut – du point de vue de l’aigle – en même temps qu’elles évoquent le rayonnement de la «personne» détentrice de cette perspective céleste.

On connaît ainsi, depuis les travaux de Claude Lévi-Strauss puis de Philippe Descola, la dimension hautement symbolique des parures corporelles des peuples amazoniens.

Ne constituent-elles pas le moyen idéal pour transcender la simple condition d’êtres humains ? Comme si les Indiens, insatisfaits de leur exis­tence terrestre, s’ingéniaient à repousser toujours plus loin les frontières des appa­rences, réinventant sans cesse de nouveaux langages, de nouvelles parures. Aux plumes et aux peintures corporelles échoit ainsi l’extraordinaire pouvoir de renouer les liens originels qui soudaient, autrefois les différents règnes : l’animal, le végé­tal, et l’humain.

Extrait d’un site passionnant
ESPACES DE CULTURES ET ANTHROPOLOGIE

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Raoni – Chef Indien Kayapo

by admin on mar.19, 2012, under Histoire et Culture

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Raoni Metuktire, né vers 1930, est un chef de la tribu ou peuple des Kayapo qui vit dans la forêt amazonienne sur le territoire du Brésil.
Raoni est le leader du mouvement de défense de la forêt amazonienne. C’est en 1954 que Raoni Metuktire et les Indiens Kayapo rencontrent pour la première fois des Occidentaux. Depuis la fin du XXe siècle, Raoni Metuktire est mondialement connu pour sa lutte pour la préservation de la forêt amazonienne gravement mise en danger par la déforestation anarchique, l’avancée des cultures de soja et les barrages hydroélectriques. Son action a été efficacement médiatisée grâce à l’aide du chanteur Sting qui participe à la création, en 1989, avec son épouse Trudie Styler, de la Rainforest Foundation. Cette année-là, grâce à la présence du chanteur britannique, Raoni peut diffuser son message à l’échelle planétaire. Douze Fondations Forêt-vierge ont alors été créées dans le monde avec pour objectif de récolter des fonds pour aider à la création, dans la région du Rio Xingu en Amazonie, d’un parc national d’une superficie d’environ 180 000 km² (soit près d’un tiers de la superficie de la France).C’est en 1993, suite à l’engouement suscité par son tour du monde que le parc, situé sur le territoire des États du Mato Grosso et du Pará, est créé et constitue l’une des plus grandes réserves de forêts tropicales. Toutefois, la déforestation se poursuit et s’accentue dans les zones non protégées en menaçant à nouveau celles qui le sont déjà. À la suite de cette première campagne, le G7 débloque également des fonds pour la démarcation de toutes les réserves indigènes du Brésil même si ce projet n’est pas encore achevé à ce jour.

Au-delà de ces résultats, l’un des succès les plus remarquables de cette tournée est la prise de conscience du grand public de la nécessité de protéger la forêt amazonienne et ses populations autochtones. Le président François Mitterrand a le premier soutenu son initiative, suivi par Jacques Chirac, Juan Carlos d’Espagne, le prince Charles et le pape Jean-Paul II.

Raoni, devenu l’ambassadeur du combat pour la protection de la forêt amazonienne a depuis effectué de nombreux autres voyages à travers le monde, principalement en Europe où son message semble recevoir le plus d’échos. Lors de ses interventions médiatiques, on le voit toujours dans le costume traditionnel de sa tribu, le visage peint, coiffé d’une couronne de plumes jaunes et portant le labret, disque de bois inséré dans la lèvre inférieure – le signe des hommes prêts à mourir pour leur terre. C’est un chef qui ne donne jamais d’ordre, il écoute et suggère. Il ignore ses intérêts personnels, il s’échine à être généreux, calme, efficace et brave.
Ce qu’il pense des blancs et de notre civilisation ? Rien de bon… Il souligne les chiffres d’abord : il reste à peine 250 000 indiens contre 5 000 000 avant notre arrivée. Il ajoute que l’homme blanc est étrange, qu’il ne prend pas le temps de rêver, de méditer, de célébrer la beauté de la Terre. Il lui faut de l’argent, toujours de l’argent, il court jusqu’à sa mort et sa vie lui passe sous le nez.
De la « civilisation », il ne retient que les médicaments pour soigner les maladies apportés par les colons, le magnétophone et la vidéo.
Son combat ? Préserver son territoire et par suite la forêt tropicale amazonienne.

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Raoni est venu à Paris en 2010 pour la promotion de son livre intitulé « Les Mémoires d’un chef indien ». Il voulait en substance nous transmettre son message. Le Grand Esprit lui a dit que la planète va devenir sèche. Alors Raoni voudrait nous rappeler que nous respirons un seul air, nous buvons une seule eau, nous vivons sur une seule terre. La forêt est mère de la vie, la sauver, c’est nous sauver nous-même.

Il devait rencontrer le président Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac qui a écrit la préface du récit, afin qu’ils empêchent le président brésilien de construire ce fameux barrage de Belo Monte sur le Rio Xingu, un affluent de l’Amazone.

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Les Indiens Kayapo

by admin on mar.14, 2012, under Histoire et Culture

Indiens Kayapos

Quand les conquistadors portugais arrivèrent au Brésil au XVIe siècle, on dénombrait environ 5 millions d’amérindiens. 94% d’entre eux ont été tués, exterminés par les colons et les chercheurs d’or de la région. Ils ne sont plus aujourd’hui plus que 300 000, dont 7000 indiens Kayapo qui vivent aux confins de l’Amazonie, entre fleuve et jungle épaisse.
Le terme « kayapò » qui signifie « ceux qui ressemblent aux singes », leur a été attribué au XIXéme siècle par les groupes voisins (les Yanomami, les Borroro… ) qui les avaient vu effectuer leurs danses rituelles avec des masques de singes. Cependant, ils préfèrent le terme Mebêngôkre qui signifie dans leur langue « peuple venu de l’eau ».

Raoni Chef de la Tribu des Kayapos

Raoni, en est une figure emblématique. Il a su sensibiliser la planète aux problèmes de déforestation massive dont est victime l’Amazonie : plus de 15% de la forêt a disparu en moins de 30 ans, privant les peuples indigènes de leurs terres, et la planète d’une bonne partie de ses ressources.
Autrefois considérée comme une tribu guerrière particulièrement féroce, les Kayapo ont protégé leurs territoires par tous les moyens, déclarant la guerre aux tribus voisines, brûlant des villages ennemis, capturant et tuant bon nombre de colons ayant tentés de s’approcher. Aujourd’hui apaisés, les Kayapo continuent de protéger activement leurs territoires, grâce à quoi ils ont pu assurer la survie de leur communauté et celle de leur culture.

Indien Kayapo - Amazonie

Les Kayapo ont un rapport étroit avec la nature qui les entoure. Selon leur vision de l’univers, tous les êtres vivants, le cosmos, les plantes, l’eau, les animaux… sont intimement liés et forment un tout indissociable. Chaque être vivant n’existe qu’à travers le maintient de cette relation. Le savoir botanique des Kayapo est extrêmement développé sur la plupart des espèces végétales dont recèle leur territoire. Herbes contraceptives, antidotes, anti-douleurs, la forêt leur apporte toute la pharmacopée voulue. Leur credo est de ”puiser sans épuiser”.

Kayapos - Peinture sur le corps

Malgré le mode de vie communautaire, les femmes et les enfants sont séparés des hommes elles ont leurs histoires, leurs pleurs, leurs chants. Les huttes, construites en rondins de bois et feuilles de palmes, sont organisées en cercle. Au centre du camp : le lieu de travail. Pendant que les hommes palabrent et affûtent lances et flèches, les femmes lavent, cousent, cuisinent, bref assurent la vie de la communauté. Leur activité principale et préférée reste la peinture corporelle. Bandes noires, stries fines sur le visage, chaque corps est harmonieusement ”habillé” de peinture.
Pour ces peintures, les femmes s’inspirent des carapaces de tortues, des pelages d’animaux ou encore de silhouettes de guêpes ou d’abeilles. En effet, les Kayapò pensent que leurs ancêtres ont appris à vivre en société grâce aux insectes. Leur art est avant tout fondé sur des éléments naturels.
Danse kayapó
Danse kayapó lors d’une manifestation contre un barrage, 2006.
© Survival (http://www.survivalfrance.org)

Il faut aussi savoir que les Kayapò, étant très proches de la nature, ne craignent ni le froid, ni la faim, ni la soif, ni la douleur : c’est un peuple guerrier.
A cause d’un ethnocentrisme, les indiens ont été décrétés « primitifs » et considérés comme sauvages.
Les blancs se croient donc supérieurs. En outre, les occidentaux auraient tort de sous estimer les peuples d’Amazonie.
En effet, le savoir botanique des kayapò est extrêmement développé. Ils pensent notamment que le remède contre le sida se trouve dans la grande forêt amazonienne. De plus, ce sont les amérindiens qui, depuis des millénaires, cultivent les haricots rouges, les pommes de terre, les tomates, le café ou encore le tabac. S’ils n’avaient pas été aussi savants, les européens ne connaîtraient pas aujourd’hui le ketchup, la purée, les pizzas…
En quoi même, seraient faites nos semelles de chaussures, comment roulerait-on en voiture, sans le caoutchouc provenant des terres brésiliennes ?

Kayapo

La culture autochtone représente un véritable trésor pour le reste de l’Humanité.
Selon une étude, parmi les 119 plantes de base utilisées dans la fabrication de nos médicaments, 74% auraient été découvertes bien avant par les Autochtones. L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a alors recensé 21 000 espèces de plantes médicinales utilisées par ces communautés, mais dont les vertus restent a démontrer par des analyses à mener dans les laboratoires occidentaux.

Enfant Kayapo

Les Autochtones ont découverts et développés certains savoirs sur des principes écologiques et environnementaux, comme celui de l’écosystème (interactions existantes entre faune et flore), par exemple. Les peuples premiers ont dû subir l’invasion de leurs terres, les privations de leurs cultures, parfois le génocide.
Aujourd’hui devant l’audace de quelques gouvernements, de quelques multinationales ou entreprises illégales, ils viennent à notre rencontre pour nous dire que leur situation est grave.

Kayapo

Ils nous avertissent aussi que notre situation est en danger
parce que nous avons laissé faire sans rien dire, ou sans le savoir…

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Belo Monte

by admin on mar.09, 2012, under Histoire et Culture

Le projet de barrage de Belo Monte est un projet controversé de barrage sur le rio Xingu, dans l’État du Pará, au Brésil qui a, malgré les oppositions, obtenu le feu vert le 1er juin 2011 et dont la construction a débuté en janvier 2012.
Le projet est vivement critiqué par les populations autochtones et de nombreuses organisations environnementales au Brésil. Il aurait un impact considérable sur l’environnement, entraînant une réduction importante de la biodiversité et la disparition d’espèces rares.

L’opposition au projet a été fortement médiatisée, incarnée par le chef indien Raoni Metuktire, le chanteur Sting, le réalisateur James Cameron, réalisateur du film Avatar ou le milliardaire David de Rothschild.

Le projet a été suspendu pour inconstitutionnalité au regard des dispositions nationales protégeant les territoires des indiens amazoniens au mois d’avril 2010 par une décision judiciaire immédiatement annulée en appel le jour-même. Le 1er juin 2011, Curt Trennepohl, président de l’institut brésilien de l’environnement (IBAMA), a donné son feu vert à la construction du barrage.
Selon diverses organisations environnementales, les Kayapos seront les premières victimes de la construction de ce barrage. Une pétition contre le projet est mise en ligne sur le site officiel du chef Raoni. (http://raoni.fr/)
En février 2012, 175 000 signatures ont été rassemblées.

La justice fédérale de l’État du Pará a interdit le 28 septembre 2011 au consortium Norte Energia d’altérer le lit du rio Xingu.
Le 29 janvier 2012, le Public Eye Awards, « Prix de la honte et de l’irresponsabilité » a été décerné à l’entreprise Vale (Companhia Vale do Rio Doce), une des participantes du projet de Belo Monte.

La réalisation de ce projet va forcer près de 40000 personnes à quitter leurs lieux de vies, sans avoir été consultés et sans recevoir la moindre compensation. Dans la région, près de 80 % des fleuves seront détournés, inondant une surface équivalente de celle du Lac de Constance. Les conséquences sur les écosystèmes seraient désastreuses.

« Le monde entier doit savoir ce qui se passe ici, il doit se rendre compte à quel point la destruction des forêts et des peuples indigènes signifie sa propre destruction ». LEADERS KAYAPÓ

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Honoring Native American Women

by admin on mar.08, 2012, under Histoire et Culture

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La tribu est la communauté de base, à la fois au plan politique et culturel qui doit être reconnue,  pour les Indiens, comme une nation indépendante.
La famille au sein de la tribu pouvait être dirigé par le père ou par la mère. Ce fut un facteur d’étonnement pour les premiers colons européens qui arrivèrent dans le nouveau monde, habitués uniquement au mode patriarcal d’organisation de la société.
En effet, les femmes indiennes exerçaient un très grand pouvoir dans la vie familiale et sociale, et cela était particulièrement marqué chez les Iroquois, qui habitaient le nord-est des Etats-Unis. Les femmes possédaient la terre, prenaient les décisions importantes, et étaient reconnues pour leurs très grandes forces, la capacité à donner la vie et donc à permettre la continuation de la tribu. Elles étaient responsables de la maison et de sa construction. Dans certaines tribus des grandes plaines et chez les Pueblo les femmes étaient propriétaires de la maison et pouvaient divorcer simplement en jetant les affaires de leur mari dehors… les femmes indiennes avait beaucoup de tâches et de devoirs mais en fait cette façon de vivre montrait, dans l’esprit des Indiens , de leurs coutumes et de leurs tradition, à quel point le rôle de la femme indienne était essentiel à la vie de la tribu. Elles travaillaient si dur que beaucoup de colons européens pensaient qu’elles étaient des esclaves. Ils ne pouvaient comprendre en les observant travailler qu’elles étaient honorées et tenues en haute estime au sein de leurs tribus.

Ainsi elles devaient assurer l’approvisionnement de la famille, elles avaient la charge de l’éducation des enfants. Très souvent, elles assuraient la travail des champs et les récoltes et devaient tanner les peaux que les hommes ramenaient de leurs chasses, fabriquer les paniers, pots ou outils dont la famille avait besoin.

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Communion

by admin on jan.29, 2012, under Histoire et Culture

Feeling,sentiment,amitié,amour,communion

Le vrai sentiment est comme la rivière
qui coule au soleil, puis traverse l’obscurité de la nuit
dans le même murmure joyeux.

L’homme qui est aussi l’ami des fleurs,
des océans et des étoiles, s’augmente en amour, grandit en conscience.
Il sort des ténèbres et s’élève vers la lumière.

Dans l’ombre profonde, l’ami ferme les yeux et ne parle plus.
L’esprit sans crainte, il t’offre sa présence,
fait briller et éclaire ton propre silence.
C’est alors que l’esprit parle à l’esprit.

Chaque fois que tu accueilles ton frère,
tu accueilles la part mystérieuse de toi-même,
qui se tient dans l’autre.
Il en est de même pour lui,
et c’est alors que l’amitié devient Communion.

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