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Astrologie Amérindienne
by admin on mai.30, 2012, under Sagesses et Spiritualité
Ce principe se nomme animisme et peut être considéré comme la forme primordiale non seulement de la foi mais de toute astrologie puisqu’elle pose le principe que tous les éléments de l’univers sont liés et interagissent les uns sur les autres.
c’est-à-dire qu’un nombre limité de molécules sont présentes partout et forme notre réalité tangible. Ces molécules émettent en effet des vibrations, des ondes qui peuvent être ou non perceptibles aux sens humains (les infrarouges et les ultrasons par exemple échappent à nos sens).On constatera au passage la puissance de l’observation et de la connaissance intuitive qui, probablement depuis au moins 3000 ans avaient posé les principes de base qui seraient « redécouvert » plus tard par la science.
Si l’univers est un cercle, il est légitime de le reproduire ainsi, imitant d’ailleurs au passage la rotondité de la Lune, le vol écliptique des oiseaux, le territoire circulaire des animaux (et oui !). D’ailleurs cette règle consistant à respecter « la forme de la nature » se retrouve dans les tipis (architecture) comme dans les rondes (rites sociaux).
Dans l’astrologie indienne, chaque portion est reliée à un animal totem, une sorte d’horoscope de la nature. Nous avons observé les astres, ils observèrent la vie mais les résultats sont pourtant sensiblement similaires.
Chaque animal totem est associé au signe du Zodiaque lui correspondant aboutissant à la liste suivante
Méditation avec Carlos Nakai
by admin on mai.23, 2012, under Sagesses et Spiritualité
Carlos Nakai, né le 16 avril 1946 en Arizona,
un très grand musicien Navajo,
auteur et interprète de ses oeuvres(et d’autres)à la flute.
Au son doux, modulé de la flute indienne,
il vous suffit de fermer les yeux pour vous retrouver…
La voix qui magnifie la Terre
La voix venue d’en haut
La voix du tonnerre
Dans les nuages sombres
Encore et encore, elle roule
Cette voix qui magnifie la Terre
La voix qui magnifie la Terre
La voix venue d’en bas
La voix de la sauterelle
Parmi les plantes
Elle roule encore et encore
La voix qui magnifie la Terre
(Chant sacré Navajo)
Printemps
by admin on mai.18, 2012, under Poèsie
La température s’élève doucement
La terre surprise, voit son visage
Se briser par endroit, soudainement
Un crocus vient de créer une belle image
La beauté est partout, gaie
Elle couvre le paysage de lumière
Et de joie, de milles couleurs elle égaye
Les créations du Gand Esprit, notre Père
A côté , la vallée se couvre de muguet
Ces jolies fleurs de mai et de printemps
Qui avec leurs clochettes composent un ballet
Se mouvant avec grâce dans le vent
Le printemps éveille nos âmes
Et nous donne une nouvelle espérance
C’est le temps du plaisir et du charme
Mais aussi de la véritable renaissance
Nous devons être reconnaissants
Car notre regard peut enfin s’émerveiller
Notre cœur se chauffer au soleil naissant
Et notre vie, à nouveau s’éveiller….
Traduction du Poème de Joyce Ann Geyer
Le Retour du Printemps
by admin on mai.13, 2012, under Poèsie
Aujourd’hui, lorsque j’ai regardé par la fenêtre
J’ai su que le printemps arrivait
Deux rouges-gorges, perchés sur le hêtre
Fièrement l’annonçaient…….
Soudain ils s’envolèrent dans un tourbillon
Sautèrent sur le sol, puis coururent
Comme pour fêter la nouvelle saison
Et en même temps, trouver leur nourriture
Ils semblaient si heureux d’être là
Ensemble, gazouillant tout le temps
Chaque année, ils se retrouvent près de moi
Après un long voyage dans les vents
Chaque automne, ils doivent partir, toujours
Après l’été, vers de lointaines régions
Mais dés que le printemps fait son retour
Ils sont là pour rebâtir leur famille et leur maison
Traduction et Adaptation
du Poème de Devota H.Littrel
Mi Madre
by admin on mai.07, 2012, under Histoire et Culture
Je lui dis nourris moi
Elle m’offre des figues de Barbarie
Qu’elle a, sur un cactus, cueillies
Je lui dis amuse moi
Elle m’asperge de fine gouttes d’eau
Qui coulent sur mon visage tout chaud
Je lui dis fais moi peur
Elle fait hurler le tonnerre
Elle couvre le ciel d’éclairs
Je lui dis réconforte moi
Elle m’invite à me coucher doucement
Sur son corps ferme et élégant
Je lui dis caresse moi
Elle glisse sur ma peau
Un souffle léger et chaud
Je lui dis fais moi belle
Elle m’offre de jolies pierres
Elle met dans mes cheveux une fleur très claire
Je lui dis apprends moi
Elle me montre comment endurer la chaleur
Le froid engourdissant et la sécheresse sans cœur
Elle, c’est le désert
Elle est ma mère
D’après l’oeuvre de Pat Mora
Fleurs sauvages
by admin on mai.02, 2012, under Poèsie
Habillées par la nature, couvertes de baisers d’amour
Se dressant joliment vers les étoiles, hautes dans le ciel
Les fleurs sauvages, perlées de rosées à la fin du jour
Attendent, que l’aurore les baigne enfin de soleil
Se tenant bien droite, quand le jour se lève
Près de ces étangs caressés de tranquillité
Ces splendeurs cachées s’ouvrent comme un rêve
Avec la chaleur du matin et le printemps retrouvé
Bercées par le bruit des chutes d’eau dans le lointain
Elles se parent de milles couleurs
Dessinant le plus beau des chemins
Vers un paradis de douceur
Autour d’elles bourdonnent des insectes volants
Les champs qu’elles transforment en féeries
Sont emplis d’une activité invisible, intensément
Et pourtant les fleurs semblent calmes, offertes à la vie
On peut se demander pourquoi on les appelle sauvages
Alors qu’elles semblent si douces et si frêles
Epanouies et légères, elles envoient leur message
Le printemps est revenu avec elles…
Traduction et Adaptation
du Poème de Ronnie D. Shreve aka O’ Pupp
Wonderful Lily of The Valley
by admin on avr.28, 2012, under Poèsie
Comme les corolles fragiles du muguet
Ta beauté se détache si joliment
Sur cette colline fleurie de mai
Que j’ai envie de te cueillir doucement
Comme le muguet, tu sembles frêle
Et pourtant ses racines sont profondes
S’accrochant à la terre et tendues vers le ciel
Comme le muguet, tu donnes sens au monde
Comme le muguet, tu es messagère
Du bonheur et du renouveau de la vie
Lis des vallées, clochettes légères
Tu es la fleur la plus jolie…..
Poème inspiré de l’œuvre de Rose Mary Streeter
Quelques jolis brins de douceur
Quelques brins de bonheur
En ce jour du 1er Mai
Pour apporter la chance et la joie
Un petit bouquet
pour marquer l’amitié
Un ptit bouquet
Pour porter bonheur
Native American
by admin on avr.23, 2012, under Poèsie
Mon nom n’est pas courant
Pour les gens aujourd’hui
C’est un nom qu’on identifie
d’Indien aisément
De Native américain
Ou d’Indien américain
Je ne suis rien
De tout cela
Je n’appartiens pas
A ces catégories
Que d’autres ont définies
Les Indiens viennent de l’Inde
Je ne suis pas un indigène
De ce qui est appelé l’Amérique
Aujourd’hui tout le monde est américain
Par la naissance, les blancs, les asiatiques
Les Indiens et les Africains
Tous sont des citoyens de l’Amérique
Moi, je suis un natif
De cette île de la Tortue
Non seulement par la naissance
Mais par le sang de mon peuple
Qui coule dans les veines de cette terre
Le sang de mes ancêtres
Sitting Bull et Powhatan
De ma grand-mère Pocahontas
Ce sang qui est la vie de mon peuple
Traduction de l’Oeuvre de The Bear Paw
Les Indiens Yanomami
by admin on avr.20, 2012, under Histoire et Culture
Le territoire des Amérindiens Yanomami est envahi par les chercheurs d’or Brésiliens, à la fin des années 1980 et la surexploitation de la forêt amazonienne par le Brésil met en grand danger leur civilisation, par de nombreux massacres, empoisonnement de la nature et maladies nouvelles apportées par les exploiteurs contre lesquelles les Yanomami n’ont pas de traitements ni aucune immunité naturelle.
Bouleversé par cette tragédie de son peuple, Davi Kopenawa apprend la langue portugaise du Brésil. Aidé par de nombreuses associations humanistes internationales, il entreprend un tour du monde (Amérique du Sud, États-Unis, Europe, France, etc.) pour expliquer sa culture et la situation dramatique vécue par son peuple, chercher de l’aide d’autres civilisations amies pour lutter contre la destruction de son peuple, la dévastation de la forêt amazonienne et revendiquer son droit international à la vie de son peuple dans la forêt amazonienne selon leur propre culture et à la reconnaissance de son territoire.
Il est rapidement connu, reconnu et respecté au Brésil et partout dans le monde comme ardent défenseur de son ethnie et de la sauvegarde de la forêt amazonienne pour l’intérêt de tous. Il a reçu une récompense du programme des Nations unies pour l’environnement en 1988 pour son action pour la protection de la forêt amazonienne.
« Les Blancs, autour de notre terre, sont hostiles. Ils ne savent rien de nous et ne demandent jamais comment vivaient nos anciens. Ils ne pensent qu’à occuper notre forêt avec leur bétail et à détruire nos rivières pour y chercher de l’or. Seuls les gens de loin veulent nous connaître et nous défendre. Leurs paroles sont fortes et nous viennent en aide. Grâce à elles, les gens de près, qui ne cessent de parler contre nous, renonceront à envahir la forêt. »
« Nous avons des paroles pour conter comment Omama a créé cette forêt. Lorsqu’il est venu à l’existence, il a souhaité que la forêt apparaisse avec lui. Il l’a d’abord dessinée avec la teinture vermillon du rocou des esprits xapinpë, comme vos dessins de paroles sur le papier. Il a fait de même avec le soleil. Mais il a dû d’abord l’effacer et le refaire, car il était beaucoup trop brûlant. Celui qu’il a créé ensuite est moins chaud. Omama a aussi dessiné l’image de la lune. Plus tard, il a fait jaillir les rivières en transperçant le sol de son jardin avec une barre de fer. Il a voulu ainsi étancher la soif de son fils, qui ne cessait de pleurer. Les eaux ont giclé brusquement puis se sont divisées de toutes parts pour former ruisseaux, rivières et lacs. Au premier temps, il n’y avait d’eau que dans le monde souterrain. Omama a aussi créé les arbres et tous leurs fruits. Les montagnes, c’est autre chose. Il les a formées bien plus tard, dans sa fuite, en jetant derrière lui des feuilles de palmier pour obstruer son chemin. »
« Les Blancs pensent que la forêt est posée sans raison sur le sol, comme morte. Ce n’est pas vrai. Elle n’est calme et silencieuse que parce que les Xapiripë y tiennent en respect les êtres maléfiques et qu’ils retiennent la colère des esprits de la tempête. La forêt n’est pas morte, sinon ses arbres n’auraient pas de feuilles. On n’y verrait pas d’eau non plus. Les arbres de la forêt sont beaux car ils sont vivants. Ils ne meurent que lorsqu’on les abat et qu’ils se dessèchent. Ils n’ont qu’une vie. C’est ainsi. Notre forêt est vivante, et si les Blancs nous font disparaître pour la défricher entièrement, ils deviendront pauvres et finiront par souffrir de la faim et de la soif. »
« On ne l’entend pas se plaindre, mais la forêt souffre, tout comme les humains. Elle a mal lorsqu’on la brûle et ses grands arbres gémissent en tombant. C’est pourquoi nous ne voulons pas la laisser déboiser. Nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants puissent s’y nourrir et y grandir. Nous y sommes attentifs, c’est pourquoi elle est en bonne santé. Nous la défrichons très peu, pour ouvrir nos jardins. Nous y plantons des bananiers, du manioc ,des taros, des ignames, des patates douces et de la canne à sucre. Puis, après un temps, nous la laissons repousser. Une végétation enchevêtrée envahit nos jardins puis les arbres y croissent de nouveau. Si on replante plusieurs fois au même endroit, les plantes ne donnent plus. Elles deviennent rabougries et desséchées. Elles sont trop chaudes, comme la terre, qui a perdu son parfum de forêt. Ensuite, plus rien ne pousse. C’est pourquoi nos anciens se déplaçaient dans la forêt d’un jardin à l’autre lorsque leurs plantations s’affaiblissaient et que le gibier se faisait rare près de leur maison. »
« Les Blancs qui vivent près de nous sont différents. Les éleveurs ont beaucoup d’hommes pour défricher la forêt. Ils abattent les arbres et mettent le feu à de grandes étendues de forêt. Tout cela pour ne cultiver aucune nourriture, ni manioc, ni bananiers. Ils ne sèment que de l’herbe pour leur bétail. Les orpailleurs, eux, fouillent les rivières comme des cochons sauvages. Les eaux y deviennent sales, jaunâtres, pleines d’épidémies-forêt des moteurs. On ne peut plus boire l’eau sans tomber malade. Tous les poissons et les caïmans meurent. Pourtant, ces Blancs répètent: « Ouvrons des routes, défrichons la forêt, cherchons de l’or, faisons le développement! » S’ils continuent à détruire la forêt de cette manière, il n’en restera rien. Alors, plus tard, ils se plaindront de la faim et de la soif, comme le font déjà certains d’entre eux. Ils seront démunis de tout et iront demander leur nourriture chez d’autres gens ou deviendront des voleurs dans les villes. »
Si on coupe et brûle partout les grands arbres, la terre se dessèche. Ce sont ces arbres, comme les noyers du Brésil et les kapokiers, qui attirent la pluie. Il n’y a d’eau que dans la forêt en bonne santé. Quand la terre est nue, l’esprit du soleil, Mothokari, brûle les cours d’eau. Il les assèche avec sa langue et avale leurs poissons. Lorsque ses pieds s’approchent de la terre, elle se met à cuire. Sa surface devient brûlante et se durcit. Aucune pousse d’arbre ne peut y naître. Il n’y a plus de racines fraîches dans l’humidité du sol. L’eau s’est retirée au loin. Alors, le vent qui nous suivait et nous rafraîchissait comme un éventail s’en va aussi. Une chaleur brûlante s’installe. Les feuilles et les fleurs amassées sur la terre se racornissent. Tous les vers de terre meurent. Le parfum de la terre brûle et disparaît. Rien ne pousse plus, quoi qu’on fasse. La fertilité de la forêt s’enfuit pour toujours vers d’autres terres. »
« Que les Yanomami continuent à y vivre en la protégeant de la menace des Blancs! » Si vous entendez que les gens de près veulent l’envahir et la détruire, parlez à vos anciens et à ceux du Brésil. Dites-leur avec force : « Nous connaissons les Yanomami. Nous avons dormi dans leurs maisons et nous avons mangé leurs nourritures. Nous avons fait amitié avec eux. Nous voulons qu’ils vivent dans leur forêt comme ils l’entendent! » C’est avec cette pensée que nous vous avons donné nos images et nos paroles. C’est ainsi. »
Extrait de Yanomami l’Esprit de la Forêt
http://wapedia.mobi/fr/Yanomami
http://www.survivalinternational.org/tribes/yanomami
Native American Spirit
by admin on avr.14, 2012, under Sagesses et Spiritualité
Deux citations devenues tristement célèbres caractérisent bien cette évolution qui poursuivait en fait le même objectif : annihiler toute trace de culture indienne.
Au cours des guerres indiennes le Général Sheridan avait déclaré « the only good Indian is a dead one » (le seul bon indien est un indien mort) puis en 1879 le promoteur des pensionnats pour indiens, R H Pratt s’était exclamé dans un discours « Kill the Indian, Save the Man » qui était devenu le slogan de l’assimilation des jeunes indiens par « l’éducation forcée ».
Il est vrai lorsque l’on analyse les valeurs de la culture indienne, on mesure la différence voire l’opposition entre celles-ci et les valeurs dominantes de la civilisation occidentale ainsi que l’épreuve qu’ont du endurer les jeunes indiens pour s’adapter au modèle dominant.
Les Indiens ne connaissaient pas la propriété privée, ils possédaient collectivement leur terre dans le cadre d’une tribu ou d’un village et partageaient leurs biens. Le noyau de la vie en société était ce village ainsi que la famille.
L’individualisme développé et érigé en valeur clé par les américains du nord ne pouvait que heurter la culture indienne. L’objectif des Indiens était de vivre harmonieusement dans leur environnement, d’où ce respect profond pour la terre, l’importance du cosmos et de leur position au sein de celui-ci. Ils travaillaient ou chassaient quand ils en avaient besoin et ne prenaient à la nature que le strict nécessaire tout en s’efforçant de lui rendre ce qu’ils lui avaient pris.
Fatalistes, ils pensaient qu’il était impossible de changer le cours des évènements mais leur devoir constant était de restaurer l’harmonie originale de leur environnement.
Pour eux la santé du corps était totalement liée à la santé de l’esprit, les deux devant être en harmonie avec la nature. Ils n’avaient pas la même notion du temps, ils rythmaient leur vie selon les périodes de l’année sans ressentir le poids du temps qui passe.
Ils respectaient profondément la parole des anciens et recherchaient l’harmonie avec les autres et non la compétition, les chefs devaient protéger et servir leur peuple et non le contraire.
Enfin leur spiritualité était très développée et ils croyaient en un Créateur père de toute chose.
De façon synthétique, on pourrait dire que tout opposait la culture indienne fondée sur l’harmonie, le partage, la primauté du collectif, le respect de la nature et des anciens, la patience, la tradition, la spiritualité – et l’individualisme occidental reposant sur la compétition, la recherche du pouvoir et de l’argent, l’impatience et l’innovation, le rejet de la vieillesse, l’exploitation de la nature et la religion comme outil de structuration de la société.

































